Get the spot

Get the spot  ♪
____Raconte moi cette histoire... Tu sais celle où on se tient la main en cachette, celle où l'on nous appelle les amoureux. Raconte la moi encore une fois. Redis moi qu'on ira danser à minuit sous la pluie intense, redis moi comment tout arrive, comment tout commence. Rappelle moi la chaleur de nos étreintes, ton souffle doux au creux d'mon cou, redis moi qu'tu aimes ce paradis encré au fond d'mes yeux. Si tu savais comme j'ai besoin d'ce conte merveilleux, celui dans lequel j'suis une princesse que tu retrouves échouée, celui dans lequel pour moi tu pourrais tout donner. Redonne moi le parfum de nos éclats d'rire, l'odeur de nos aspirations pour ne plus souffrir. Relis moi cette histoire, celle qu'on n'a pas encore achevée, celle qui fait qu'à ma saloperie d'vie je peux m'attacher, l'histoire de notre amour caché un peu plus chaque jour. Interdis toi d'me dire qu'on s'aimera pour toujours, qu'on aura trois bambins, deux chats et un chien, que l'matin tu partiras au boulot en m'embrassant sur le front, qu'on deviendra le couple banal comme tous ceux qui le sont. Oublie d'me dire qu'à soixante ans on n'fera plus l'amour, que j'repasserais devant les feuilletons nazes de la télé, qu'à d'autre femmes tu iras faire la cour, que nos bonnes résolutions se retrouveront piétinées. Raconte moi juste la folie de nos ébats, la douceur de tes bras autour de moi, que rien ne sera jamais saccagé, qu'ensemble nous répondrons à nos questions.. Raconte moi juste les ravages qu'entraineront notre passion.






[ Magnifique... Et trouvé en farfouillant ici ! ]

# Posté le jeudi 15 mai 2008 16:25

Modifié le vendredi 16 mai 2008 17:35

[ Solution ]

[ Solution ♪ ]
J'étais parti pour écrire une belle histoire, un roman d'amour à l'eau de rose, mais à force d'attendre, la rose à tarit et puis c'est devenu de l'eau croupie. Salie. Alors je vais juste écrire mes pensées au gré d'une heure ou deux de cours de Français.

Franchement, je me fais chier ici... Dans cette salle de cours avec un tableau trop blanc, des élèves trop cons et un prof trop mal rasé. Je me rais chier dans ce bahut, celui dans lequel l'année prochaine, je passerai (peut-être) dans la classe supérieure avec l'option Arts-Plastiques à découper des photos et à les coller sur un poteau au milieu de la cour dont tout le monde se fout royalement. Je me fais chier dans cette famille trop parfaite ou tout le monde rit et la drogue c'est proscrit. Bref tout est bon dans cette ville pour me faire trimer, je ne m'en plaint pas, ma vie n'est pas si terrible, j'ai une relation de couple relativement stable, une famille qui m'aime et des notes de merde pour m'empêcher de sortir le samedi soir.

Je suis seul dans mon lit, je dais que minuit sont passées et je continue à écrire des textes bidons à accent révolté comme ceux d'un gamin marginal trop énervé qui n'aime rien !

Difficile de reprendre après une phrase pareille, comme un oisillon tombé du nid et qui ne sait plus comment remonter... quand il n'est pas déjà mort. Mais mon "argumentation" n'est pas morte !

Je me lève le matin et je bois un café avec une petite pilule beige, une "super vitamine". Quand d'autres au même moment fouillent les poubelles des bidonvilles de Rio en quête d'un BigMac à moitié moisi.

Je suis le Christ. Evidement non, et pourquoi pas, si chacun déifiait sa propre personne on trouverait peut-être enfin le bonheur, le vrai ! Le Nirvana intellectuel, le plaisir sentimental au présent, la vie rêvée des anges... Mais tout ça nous mènera à marcher la nuit sur des trottoirs à trainer dans le noir. Et puis que peut-on faire pour trouver le bonheur dans une vie ou on traine dans le noir ? Alcool, héroïne, médocs, CC, extasy, morphine, PCP, protoxyde d'azote, hélium... Je ne pense pas, car un coup passé le stade de l'illusion et de l'évadement des premières doses, on finit accro après une prise régulière ! Merde, je me mets à parler comme un médecin...

Tout ceci n'est pas d'un intérêt habituel commun, d'ailleurs à quoi bon continuer puisqu'on finira tous à baver la nuit sur des comptoirs à trainer dans le noir. Bon, à part ça, berça par Saez et la musique-bruyante-qui-éclate-les-oreilles-à-tout-le-monde, je conduis lentement mon esprit vers l'apogée de la culture... J'ai encore du chemin à faire avant d'y arriver mais bon voila, il faut bien des buts dans la vie.

Ainsi va la vie, et le reste aussi ! Je suis engagé auprès d'un syndicat lycéen, je distribue des tracts tous les mardis matins depuis deux semaines, ado désordonné, qui ne range pas la piaule dans laquelle il couche, etc... Enfin du banal sur du banal avec un peu d'originalité par-ci par-là.

J'ai plus rien à écrire alors je m'arrête là, avec dans la tête l'image d'un joli coeur rouge vif sur un fond blanc carrelé, sali de fluides... étranges ! Tiens, si en fait je continue, ça vous fait penser à quoi 'fluides étranges" ? Du sperme ? Mouais bon admettons, le fait d'avaler du sperme n'implique absolument pas d'être enceinte (pour les filles bien entendu), pour les mecs aussi de toute façon, c'est impossible... Mais quel monologue stupide, c'est incohérent.

En fait, e fait de me faire chier m'impose d'écrire un ramassis de conneries insensées sur un prof mal rasé qui ne sort pas le samedi soir, qui ne range pas sa chambre et qui est plein de sperme ! Ah, je me suis mélangé dans ma dissert'... Oui, parce que j'ai oublié de préciser, ceci est mon texte de dissertation. Sujet : argumentation, et ce n'est pas mon brouillon ! Je suis un tout petit peu dans la merde parce que je n'ai plus que 25 minutes pour tout faire... J'ai plus de feuilles ! Tant pis pour l'argumentation, je rangerais ce torchon dans mon sac et puis je rendrais copie blanche.

Aujourd'hui je porte un haut féminin rayé rouge et noir délavé, un futal noir plein de clous et de décos en ferraille tenu par une ceinture cloutée, soutenu par des compensées avec 7cm de semelle. J'ai un collier, qui représente une tête de mort et un grelot attaché à un cordon... J'ai aussi quelques atebas dans les cheveux !

Et voila, le DS de Français est fini et je quitte la salle.

# Posté le mardi 20 mai 2008 10:01

Modifié le mardi 20 mai 2008 16:31

This is the end... of school !

This is the end... of school !
__Ouf ! Enfin terminée cette journée de cours, ce mois de cours, cette année à trimer... atroce qu'elle était ! Et nous comme des cons à chaque sonnerie on répétait aux amis " Ah nan, désolé, j'reste pas, j'ai un cours de Maths et j'suis d'jà en r'tard de deux minutes ! ". Mais maintenant c'est fini tout ça, fini les cours assommants, les dossiers à rendre avant la fin de la semaine, fini les exos à la con le soir, fini les lettres d'absence qu'on rapporte aux pions en leur jurant " J'comprends pas, pourtant j'étais là à c'cours, ça doit être une erreur du prof ", fini les clopes en speed à la pause ou on offre gracieusement sa fin pour pas arriver trop en retard, fini la bouffe dégeu du self, enfin bref fini lle bahut quoi...
__A l'instant je suis allongé dans l'herbe du parc du lycée, tondue ce matin après des semaines de négligence. Le soleil brille sur mon front, les oiseaux piaillent dans le ciel, les peupliers transpirent, un couple s'embrasse tandis qu'un musicien se ballade vers le studio de répet' avec sa guitare à l'épaule. Près du J, deux profs discutent un café à la main, les inconditionnels du grand portai se roulent une clope. Sous le sapin, on fume toujours des carreaux marrons et les bancs occupés par des groupes d'amis font encore entendre leurs éclats de voix. Ainsi est fait le monde à la Cour des Mirages, et j'espère que l'année prochaine, elle n'aura pas changé...

" Make your life a dream, and this dream become reality ! "

# Posté le dimanche 25 mai 2008 15:56

Imaginez . . . . .

Imaginez . . . . .
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Attrapez un livre, et recopiez la quatrième ligne en partant du bas de la page dix-sept...
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# Posté le mercredi 28 mai 2008 05:40

L'humanité est un pur produit de consommation tamponné d'une date limite de consommation

En ce temps-là, on mettait des photographies géantes de produits sur les murs, les arrêts d'autobus, les maisons, le sol, les taxis, les camions, la façade des immeubles en cours de ravalement, les meubles, les ascenseurs, les distributeurs de billets, dans toutes les rues et même à la campagne. La vie était envahie par des soutiens-gorge, des surgelés, des shampoings antipelliculaires et des rasoirs triple-lame. L'½il humain n'avait jamais été autant sollicité de toute son histoire : on avait calculé qu'entre sa naissance et l'âge de 18 ans, toute personne était exposée en moyenne à 350.000 publicités. Il avait fallu deux mille ans pour en arriver là...




O N E S T P E R I M E S
L'humanité est un pur produit de consommation tamponné d'une date limite de consommation

# Posté le mercredi 28 mai 2008 06:08